Au moins cinq victimes de Mohamed Al Fayed, l’ancien propriétaire de Harrods, ont été confirmées par le ministère de l’Intérieur comme victimes de traite d’êtres humains, marquant une étape importante dans l’enquête en cours sur ses sévices étendus.
Les survivants, qui réclament depuis longtemps que la police métropolitaine se concentre sur la traite, estiment que Fayed ne pouvait pas avoir commis ses agissements sans un flux régulier de femmes qui lui étaient envoyées par des associés. La confirmation valide leurs affirmations et met en lumière le caractère systémique de l’exploitation.
Le ministère de l’Intérieur confirme le statut de traite
Les décisions motivées du ministère de l’Intérieur confirment que ces femmes étaient victimes à la fois de traite internationale et de traite à l’intérieur du pays. Une survivante, Justine, a déclaré à l’Agence Press Association qu’elle se sentait « sidérée » en recevant la décision en juin, ajoutant : « C’est vraiment choquant de lire que vous étiez une victime d’esclavage moderne et de traite. »
Ces affaires s’étendent des années 1990 à la période postérieure à la vente de Harrods, en 2010, indiquant que les abus se sont poursuivis pendant des décennies. La dernière affaire remonte à après 2010, montrant que le réseau de Fayed est resté actif même après la fin de sa prise de contrôle.
Opération Cornpoppy : L’enquête
Les enquêteurs cherchent à déterminer qui a facilité les crimes de Fayed dans le cadre de l’opération Cornpoppy. À ce jour, quatre personnes ont été interrogées, 21 mois après l’ouverture de l’enquête. Le champ d’investigation est large : il ne porte pas seulement sur Harrods, mais aussi sur les yachts de Fayed, son activité aéronautique, le Ritz Paris, ainsi que des propriétés en France, à Monaco, aux Émirats arabes unis et aux États-Unis.
La survivante Isabella, qui travaillait au bureau du président au sein de Harrods en 2001, a souligné : « Il n’aurait pas pu faire ce qu’il a fait sans que Harrods traite des femmes pour qu’elles viennent à lui et les fasse taire ensuite. Ce n’était pas seulement Harrods : c’était toute entité que Fayed possédait ou contrôlait. »
Ampleur des abus et traite
Plus de 400 allégations de mauvais traitements sexuels ont été formulées contre Fayed pour la période comprise entre 1977 et 2014, notamment des viols, des agressions sexuelles, de la traite d’êtres humains, de la séquestration et des infractions liées à la drogue. Ce chiffre saisissant souligne la gravité et la durée de ses crimes.
| Chiffres clés | Nombres |
|---|---|
| Victimes de traite confirmées | 5 |
| Allégations totales | 400+ |
| Personnes interrogées | 4 |
| Années d’abus | 1977–2014 |
Appels à la justice des survivants
Les survivants ont exhorté la police à faire de la traite la priorité, en arguant que sans un approvisionnement régulier en femmes, les abus de Fayed auraient été impossibles. La confirmation du statut de traite constitue une étape essentielle pour tenir les personnes facilitatrices responsables.
Justine a ajouté : « Obtenir cette décision, la voir par écrit, en tant que victime d’esclavage moderne et de traite, est très important. » Les survivants espèrent que cela mènera à des enquêtes et à des poursuites plus approfondies.
À retenir
- Cinq survivants reconnus officiellement comme victimes de traite d’êtres humains.
- L’opération Cornpoppy se poursuit pour enquêter sur les facilitateurs.
- Les abus ont concerné plusieurs pays et des biens appartenant à Fayed.
- Plus de 400 allégations mettent en évidence l’ampleur des crimes.
- Les survivants exigent que la traite soit au cœur de l’enquête.
FAQ
Qu’est-ce que l’opération Cornpoppy ?
Combien de victimes ont été confirmées comme victimes de traite ?
Quels types d’abus Mohamed Al Fayed a-t-il commis ?
Alors que l’enquête se poursuit, les survivants et les défenseurs appellent à l’examen approfondi de toutes les entités qui ont permis les crimes de Fayed. La confirmation du statut de traite constitue un moment décisif, mais des efforts supplémentaires restent nécessaires pour garantir que justice soit rendue.