Rhys Nicholson, le comédien acclamé et juge de Drag Race Down Under vs The World, partage ses réflexions sur le drag australien, la télé-réalité et ses souhaits de funérailles pour le moins atypiques. Dans cette interview exclusive, Nicholson révèle ce qui distingue les reines australiennes et pourquoi il préfère une inhumation naturelle avec un « boum ».
Drag australien : l’art plutôt que l’illusion
Nicholson, qui revient cette saison au panel des juges, estime que le drag australien s’épanouit davantage dans la création de personnages que dans l’imitation des femmes. Il fait l’éloge de sa collègue juge Lazy Susan, en notant : « Il n’y a pas d’illusion sur le fait que c’est un homme dans des vêtements de femmes, mais il y a de la créativité. »
Pour Nicholson, l’essence du drag australien, c’est l’expression artistique plutôt que la mimique. Cette vision a façonné son style de jugement : l’innovation et la personnalité priment sur les normes traditionnelles du drag.
Pourquoi les reines australiennes se démarquent
D’après Nicholson, la différence vient d’un mélange unique d’humour et de théâtralité. « Il s’agit de construire un personnage », explique-t-il, soulignant que cette approche résonne auprès du public du monde entier.
| Drag australien | Drag traditionnel |
|---|---|
| Guidé par le personnage | Imitation féminine |
| Créativité artistique | Illusion de féminité |
| Accepte l’imperfection | Réaliste et soigné |
Télé-réalité : du rôle de juge à celui de candidat
Nicholson apparaît aussi dans The Traitors Australia ; cette expérience lui a appris qu’il préfère être dans la confidence. « J’ai l’habitude de savoir ce qui se passe », dit-il, en contrastant avec Drag Race où il est constamment tenu au courant.
S’il en avait l’occasion, il envisagerait l’émission britannique Hunted, mais avec une nuance : « Je n’aurais qu’à aller à Daylesford et passer du temps dans une maison pendant quelques semaines. Mettre une perruque ou quelque chose comme ça. »
Leçons de vie tirées de la télé-réalité
En tant que candidat, Nicholson admet que l’expérience l’a ouvert les yeux. « C’était comme “Oh mon Dieu ! Qu’est-ce que je ferais ?” » Cette vulnérabilité a toutefois renforcé son appréciation du métier d’animateur et de juge.
Mode et projets de funérailles
Avec une quarantaine de costumes en rotation, le style de Nicholson est devenu iconique. Il fait don des anciens à une boutique op-shop locale, où ils ont déjà servi à remplir l’étalage, donnant l’impression que c’était « une cérémonie commémorative ».
En parlant de commémorations, ses projets de funérailles sont à la fois pratiques et amusants. Il souhaite une inhumation naturelle dans un linceul en coton, avec un arbre planté au-dessus. « Mais je veux qu’on m’y fasse entrer avec un boum », plaisante-t-il, pour que son dernier moment reste mémorable.
À retenir de Rhys Nicholson
- Le drag australien privilégie le personnage et l’art plutôt que l’imitation féminine.
- Juger la télé-réalité offre plus de contrôle que d’y participer comme candidat.
- Durabilité de la mode : donner et recycler les costumes.
- L’inhumation naturelle est un choix écologique, même avec une touche comique.