Dans un geste de sécurité profondément troublant et aberrant qui a suscité une vive indignation, une pharmacie Amavita située à Genève Cornavin en Suisse a apparemment fermé ses portes pendant plusieurs minutes immédiatement après l'entrée d'un client noir dans le magasin.
L'incident s'est produit dans l'après-midi du dimanche 31 mai 2026 et alimente depuis un débat intense sur le profilage racial et l'éthique des entreprises en Suisse.
La pharmacie, stratégiquement située au cœur animé de la gare de Cornavin, a pris la mesure inhabituelle de faire évacuer la majeure partie de son personnel vers 14h30. Des témoins ont noté que, quelques instants après l'arrivée de l'homme, seuls deux caissiers et un agent de sécurité restaient visibles, se tenant ostensiblement juste derrière le client.
Tous les autres employés se sont retirés, et le magasin a effectivement empêché de nouveaux clients d'entrer.
Pendant les cinq minutes qui ont suivi, l'homme – décrit par les témoins comme visiblement surpris – a pu terminer ses achats. Une fois qu'il a quitté les lieux avec ses articles, la pharmacie a repris son fonctionnement normal comme si de rien n'était. Aucune explication n'a été fournie ni au client, ni aux autres personnes présentes.
Ce qui rend la situation encore plus troublante, c'est l'absence totale de montée en tension. Le client a interagi avec le personnel de manière calme et tout à fait ordinaire. Il n'y a eu ni dispute, ni perturbation, ni menace apparente. La réaction du personnel d'Amavita a semblé totalement disproportionnée et, pour beaucoup, clairement motivée par la race de l'homme.

Racisme institutionnel : une plainte récurrente à Genève
Cet incident ne survient pas dans un vide. Genève, malgré sa réputation internationale de centre diplomatique, possède une histoire documentée de plaintes pour discrimination raciale. Selon des groupes de défense des droits locaux et des témoignages recueillis pour des rapports de l'ONU, les résidents et visiteurs noirs signalent fréquemment les problèmes suivants :
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Des contrôles et interpellations policières décrits comme du profilage racial, de l'humiliation ou un traitement inutilement brutal.
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Un racisme anti-Noirs incluant des stéréotypes et des discriminations dans les espaces publics comme les magasins, les restaurants et les pôles de transport.
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La xénophobie, en particulier à l'encontre des résidents nés à l'étranger, qui subissent exclusion ou hostilité déclarée sur leur lieu de travail et dans la société en général.
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Le racisme anti-musulmans, identifié comme une préoccupation croissante dans toute la Suisse, y compris à Genève.
L'incident d'Amavita Cornavin s'inscrit dans un schéma clair : une surréaction institutionnelle fondée sur la race plutôt que sur le comportement.
Angle spécifique à Genève : une ville sous les projecteurs
Genève a figuré dans les rapports des Nations Unies comme l'une des villes suisses où des experts ont recueilli des témoignages alarmants sur le racisme. Une grande partie de l'attention s'est portée sur la conduite des forces de l'ordre et la discrimination systémique dans les secteurs public et privé. Pour les journalistes et les défenseurs des droits, Genève constitue un cas d'étude utile car les plaintes y portent souvent sur des comportements institutionnels – et pas seulement sur des insultes isolées ou des propos ouvertement hostiles.
La fermeture de la pharmacie Amavita est un exemple typique de la manière dont le racisme quotidien se manifeste non pas par des paroles, mais par des actes : verrouiller les portes, faire retraite du personnel et traiter un client payant comme une menace.
Un cadrage équitable : le racisme institutionnel au vu de tous
Une manière équilibrée mais honnête de présenter cette histoire est de reconnaître que les plaintes à Genève ont tendance à se concentrer autour du racisme institutionnel, en particulier dans les forces de l'ordre – mais de plus en plus aussi dans les entreprises privées.
Parallèlement à la discrimination anti-Noirs, les résidents musulmans et les ressortissants étrangers font également état de préjugés récurrents. L'affaire Amavita est un signal d'alarme : le racisme n'est pas seulement un problème qui se joue dans la rue ; il est ancré dans la manière dont certaines entreprises forment (ou négligent de former) leur personnel à réagir face aux personnes de couleur.
À ce jour, la direction d'Amavita n'a pas publié de déclaration publique concernant l'incident de Genève Cornavin. Les appels à une enquête formelle et à des formations contre le racisme se font de plus en plus forts sur les réseaux sociaux suisses et au sein des organisations locales de défense des droits humains.