Ce mois de septembre, la liste des finalistes du concours de cette année a été présentée.Grand Prix d'Horlogerie de Genève (GPHG) 2018qui se déroulera début novembre, vous pouvez la consulter sur leur site internet. Encore une fois, des absences flagrantes sont à noter, même si nous ne pouvons oublier qu'ici, quiconque souhaite apparaître et le jury choisit exclusivement parmi ceux présentés.
Douze catégories, dont certaines changent de nom pour tenter de devenir plus intelligibles. Ainsi, ce qui l'année dernière était « Tourbillon et Échappement » est cette année « Chronométrie », mais dans tous les cas, il est exigé d'avoir un tourbillon ou un échappement spécial pour contribuer à la précision. Les montres pour dames et pour hommes avec leurs complications correspondantes et quelques autres difficiles à expliquer : « petite aiguille » concerne les montres entre 4 000 et 10 000 francs suisses (sans autre exigence) et « challenge » pour les montres « bon marché » avec des prix (toujours vendus au public) inférieurs à 4 000 francs…

Je parlais d'absences, et il est évident que certaines « prime donne » comme Rolex ou Patek Philippe manquent à l'appel, mais aussi tout le Swatch Group (voyons s'ils vont passer en mode souterrain : d'abord ils quittent Baselworld 2019 et maintenant ça...) et pratiquement tout le groupe Richemont à l'exception de Montblanc, Piaget ou Vacheron Constantin. Oups, désolé : Longines participe dans la section Challenge. Qui ne manque pas à l'appel, c'est l'autre groupe en lice : LVMH est présent avec toutes ses marques, de TAG-Heuer à Zenith en passant par Bulgari ou Chaumet (oui, c'est aussi à eux). Curieusement, Hublot est absent d'un concours où elle aurait sûrement eu sa place.
Bien plus attrayante (c'est subjectif, bien sûr) est la liste des indépendants présentés. Et pas seulement à cause de Moser (qui semble avoir calmé son côté hooligan), Voutilainen (toujours excellent) ou Czapek (qui sait déjà gagner ici), mais parce qu'elle met en lumière des noms aussi intéressants que David Candaux (https://www.dcandaux.ch/) ou Rexhep Rexhepi avec sa marque Akrivia (https://www.akrivia.com/) fondée en 2012. Faites également attention à la marque Ming (https://ming.watch/) récemment créée.

Le jury compte un casting de personnalités assez impressionnant : en commençant par le président : Aurel Bacs, le propriétaire et maître des ventes aux enchères de montres les plus éclatantes (c'est lui qui a vendu aux enchères la Daytona de Paul Newman pour plus de dix-sept millions de francs suisses). On trouve également l'horloger vivant le plus respecté du moment, Philippe Dufour, ou certains des éditeurs les plus influents : Jack Forster (rédacteur en chef de Hodinkee), Elizabeth Doerr (co-fondatrice et rédactrice en chef de Quill and Pad et contributrice à Forbes, entre autres), Carlos Alonso de Tiempo de Relojes ou Philippe Maillard de l'omniprésent Europa Star. La liste est longue et comprend des collectionneurs et des historiens de l'horlogerie. Cette année, nous trouvons également Karl-Friedrich Scheufele, PDG de Chopard, vainqueur de l'Aiguille d'Or en 2017 et qui, pour cette raison, ne peut pas participer au concours de cette année (mais a un siège à la table du jury).
Qui sait, peut-être que dans quelques années, ils auront des Montres Spéciales (mode ironique désactivé).
Les prix du Grand Prix d'Horlogerie de Genève (GPHG) 2018 seront remis à Genève le 9 novembre, mais avant cela, il y aura une exposition itinérante qui emmènera les montres finalistes à Venise, Hong Kong, Singapour et Genève même.
Faisons-nous un pronostic des gagnants ?