Comme nous vous l'avions déjà annoncé dans la première partie de cet article, la Tudor Home Plate est un concentré de caractère. Deux versions ont été lancées, avec une lunette en acier réf. 7032 et la plus attrayante et recherchée, avec la lunette en acrylique noir réf. 7031.
Voici les deux versions, 7031 et 7032 :

Beaucoup l'appellent bakélite, mais c'est incorrect, la lunette est en acrylique similaire au plexiglas, différent de la bakélite. La seule lunette en bakélite de Rolex était sur la GMT Master 6542 du milieu des années 1950.
Il existe une version assez ésotérique, avec un cadran noir et des sous-cadrans gris. Il n'est pas certain que cette version ait été vendue en magasin. Les collectionneurs ne sont pas d'accord. Certains disent que ces cadrans étaient une option de service lors de l'entretien. Cela s'explique par l'absence de documentation de l'époque avec ce cadran. Le cadran noir de la Tudor Home Plate est l'équivalent du cadran Paul Newman sur la Daytona de Rolex, seulement le cadran noir est encore plus rare et également très contrefait.
D'une manière ou d'une autre, le cadran noir a existé et a été réinterprété dans le succès Heritage Chrono de Tudor en 2010, sans aucun doute la montre révélation de ce salon Baselworld.

Ne confondez pas la Tudor Home Plate avec son successeur, la Tudor Monte Carlo :
En entrant dans le détail, sur cette magnifique 7031, nous pouvons voir le cadran gris classique avec les compteurs hexagonaux noirs. Le cadran présente une patine légèrement marquée due à la dégradation de la peinture, chose assez courante sur ces cadrans.
Les couleurs noir, gris et orange dégagent une essence seventies. Le compteur 45 minutes, plutôt inhabituel, possède cette section de 5 minutes en orange dans le style des minuteurs de régate.

Les aiguilles des heures sont plutôt grandes, mais ne gênent pas la lecture de l'heure. Pour moi, la touche définitive du cadran est la date à 6 heures, qui donne à la Tudor Home Plate un équilibre de design qui, à mon avis, manque à la Heritage Chrono moderne :


Si je devais choisir une seule des nombreuses contributions de Rolex à l'horlogerie du 20e siècle, je choisirais définitivement le boîtier Oyster. Voici deux puissants boîtiers Oyster, celui de la Home Plate et celui d'une magnifique Submariner de 1967 :


Le bracelet est l'Oyster polyvalent, ici dans une version en tôle pliée. Simple mais il remplit parfaitement sa fonction. Le bracelet Oyster est aujourd'hui un design immortel, peut-être le bracelet en acier le plus répandu.
Ici avec quelques accessoires Tudor pour compléter cette pièce unique :
Tudor est rené avec sa réinterprétation en 2010 de l'Heritage Chrono ou Tudor Porsche comme on l'a appelée, à cause d'une publicité dans les années 70. Voici la publicité et mon hommage à ce surnom :


La comparaison entre le modèle original et l'hommage (c'est un véritable hommage). Tudor a vraiment bien fait les choses, la nouvelle montre est une grande interprétation, avec une taille plus moderne, mais fidèle à l'esprit de ce chronographe très spécial :
Comme si cela ne suffisait pas, c'est le boîtier d'origine du premier chronographe de Tudor qui a le privilège d'être le plus rare et le plus recherché de tous les boîtiers de montres, avec le boîtier Nautilus en liège des années 70 :
Ici dans la paume, avec la montre qui a été la raison de ma première livraison, la Submariner 6536/0, deux légendes Rolex/Tudor :
Et voilà pour cette deuxième partie de l'article dédié à l'un des chronographes les plus représentatifs de son époque et le premier de Tudor. À bientôt !
Gustavo